Eglise Paroissiale Saint-Cyprien et Saint-Corneille Sauvian

| adresse: | Place de l'église 34410 Sauvian |
| coordonnées GPS: |
N43,2924248°,E3,26394090° |
| ouverture: | Tous les jours : 9h30 à 17h30 |
Présentation sommaire:
Le clocher, placé dans l'axe de la construction présente une base rectangulaire de 3,00 m.x 7,00 m. Il s'élève à près de 20,00 m du sol. Sa base est constituée de pierres de réemploi dont certaines laisseraient penser qu'elles sont d'époque romaine.
L'église mesure à l'intérieur 24,00 m de long, 14,00 m de large et 13,00 m à 14,00 m de haut. La nef peut contenir 300 personnes.
Style architectural:
Roman, Gothique.
Description générale:
Il semblerait que le site de l'église ait été utilisé par les Romains qui avaient érigé un temple ; la découverte d'un autel votif marqué d'un T dédié à Sylvanus, dieu des bois et de la nature, semble le confirmer.
Une première église paroissiale peut être datée du V° siècle. Au VIII° siècle, l'église, vraisemblablement ruinée par les invasions islamiques, a été relevée et remaniée plusieurs fois.
La face ouest du clocher montre à mi-hauteur la trace de meurtrières en style roman ; il en est de même sur une portion de vieux mur de la face nord, où l'on discerne une fenêtre monolithe de l'époque carolingienne.
Les diverses transformations apportées au monument semblent se situer entre le style roman en usage vers les IX° et X° siècles et le style ogival du XVI° siècle.
La première chapelle de droite, anciennement dédiée au culte en faveur des âmes du purgatoire, puis à sainte Germaine de Pibrac, est maintenant consacrée au Sacré Cœur de Jésus. L'autel est surmonté d'un tabernacle de marbre du XVIII° siècle. Antérieurement, elle possédait un tableau (offert par Antoine Cabrié et son épouse Marie Robert) qui représentait sainte Germaine faisant la charité à un miséreux et déclenchant les foudres de sa marâtre.
La deuxième chapelle de droite est dédiée à Notre Dame du Saint Rosaire. La Vierge Marie porte l'Enfant Jésus sur son bras gauche. Cette statue mesure 1 m 72 ; elle est dorée à la feuille et sculptée en plein bois. La mère et l'enfant sont couronnés. Elle est encadrée de quinze panneaux reproduisant les quinze mystères du rosaire. L'ensemble est enchâssé entre 2 colonnes torses enlacées de pampres. C'est une des plus belles pièces de l'église ; redorée en 1703, elle est le symbole de l'attachement de notre village à Marie et à son Fils.
La chapelle de gauche est dédiée à sainte Anne (fête le 26 juillet). Le retable de cette chapelle a été érigé le 19 décembre 1705. Il a été sculpté par Maître Cazalbon de Béziers. La statue de sainte Anne est une copie en terre cuite dorée s'harmonisant parfaitement avec l'ensemble du retable..
Le chœur. L'église possédait autrefois, une table d'autel en marbre de style roman reposant sur un pied central que l'on pouvait dater des IX° et X° siècles. Actuellement, elle se trouve au petit séminaire Saint Roch à Celleneuve. Le chœur a eu, par la suite, un autel de marbre polychrome de style propre au XVIII° siècle, mais en 1922, la voûte s'écroula sur l'autel causant de graves dommages. M. Audouard, curé fit ériger l'actuel en marbre blanc. A l'arrière de l'autel a été ajouté, en 1992, un marbre blanc venant de l'autel de la chapelle de l'école Fénelon à Béziers.
Une partie du chœur et les chapelles étaient marquées d'une bande noire peinte à même la pierre que l'on appelle « litre ». « Le patron fondateur avait droit de litre ; ses enfants, ses successeurs ou ayants cause, pouvaient les faire peindre au-dedans de l'église seulement et non au-dehors, s'il n'était seigneur
haut-justicier » (abbé André, Cours alphabétique, théorique et pratique de la législation civile ecclésiastique, Volume 2, Paris, 1848)
