Eglise Saint Aubin d'Aumes

 

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photo base

adresse:  4 rue du Presbytère, 34530 Aumes
coordonnées GPS: 
N43.466345°, E3.461802°
contact: Tél : 04 67 98 16 35 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 
à savoir:  Fête patronale Saint-Aubin le 1er Mars: Site web : www.catholique-pezenas.cef.fr. 

 

 

 

enluminure3Présentation sommaire: 

L’église actuelle de style néo-gothique a été consacrée en 1892. Placée sous le patronage de Saint-Aubin d’Angers, comme une ancienne église d’Aumes située hors-les murs près du vieux cimetière et démolie en 1759. Elle remplaça l’ancienne chapelle castrale de style roman (1220) devenue trop petite pour accueillir la population qui comptait quelques 400 habitants. Cette église-chapelle avait porté successivement plusieurs noms de Notre-Dame à Saint- Pierre. On peut la voir encore sur la place de la mairie où elle abrite aujourd‘hui la médiathèque. Les offices y furent célébrés jusqu’à la date à laquelle elle fut abandonnée au profit de l’église paroissiale actuelle qui se dresse avec son haut clocher dans le village un peu à l’écart de l’autre.

enluminure3Style architectural:

Néo-gothique XIXe s.

 enluminure3Photos

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 enluminure3Description générale:

Sur la rive gauche de l’Hérault, à l’entrée de sa basse vallée, se trouve l’antique oppidum d’Aumes qui s’étend avec une altitude de plus de 60 m jusqu’à Montagnac à l’Est. Il fut longtemps un site défensif et d’observation à la croisée de routes importantes Sud-Nord et Ouest-Est. Sur une partie de cet espace, le village du même nom s’est développé et a connu au cours des siècles plusieurs lieux pour le culte catholique. Compte tenu des difficultés rencontrées pour accueillir toute la communauté dans l’ancienne chapelle devenue église paroissiale par décision seigneuriale, l’édifice actuel a été souhaité dès 1854 par les édiles et le clergé. Elle a finalement été édifiée, grâce à des dons privés sur un terrain donné par la marquise d’Assas, propriétaire du domaine voisin de Marennes. La première pierre a été posée en 1887 par Monseigneur de Cabrières évêque de Montpellier, qui la consacra en 1892 sous le patronage de Saint- Albin d’Angers.
Cet édifice a été construit en calcaire coquillier provenant des carrières d’Aumes situées sur les flancs de l’oppidum, utilisé aussi pour de nombreuses constructions de la cité voisine de Montagnac . De style néo-gothique, l’architecture de cette église offre un espace élancé qui ne manque pas d’élégance.
On a adopté un plan en croix latine, sur un axe Nord-Sud en raison de la forme du terrain. Il se compose d’une nef unique de quatre travées voûtées sur croisées d’ogives dont les nervures retombent sur des chapiteaux au décor végétal. Un faux transept est constitué en fait par la présence de part et d’autre, de deux chapelles latérales à son niveau, avant une travée de chœur fermée par une abside polygonale à trois pans.
Au-dessus de la première travée, le haut clocher, de plan carré, percé de baies gothiques géminées, coiffé d’une flèche en pyramide octogonale, constitue un repère visible de loin dans cette partie de la vallée de l’Hérault. Le portail d’entrée, encadré de colonnes, est surmonté d’un tympan orné de pampres de vignes, décor inspiré des sarcophages paléochrétiens dits “d’Aquitaine”. La porte de bois est ornée de pentures de style médiéval.
À l’intérieur, 12 vitraux, offerts par les grandes familles du village, illustrent la vie des saints : Saint Aubin au-dessus du maître-autel néo-gothique, Saint Roch, Saint Etienne, Sainte Marie-Madeleine. Témoins remarquables de l’art du XIXe siècle, ces verrières sont signées “Ch. Champigneules, Paris”, un grand maître-verrier, héritier d’un fameux atelier de vitraux chassé de la Lorraine en 1870; son fils, artiste reconnu lui aussi, travailla sur le paquebot Normandie. Récemment, une campagne a pu être menée pour la restauration réussie de certains d’entre eux.
Les fonts baptismaux en marbre finement sculpté, sont du XVIe s. et proviennent de l’ancienne chapelle-église; tout comme une cloche datée de 1771, installée dans le nouveau clocher, avec Sainte-Marthe, une cloche fondue en 1854.