Eglise Saint Pierre Saint Paul à Colombières sur Orb

 

adresse:  Chemin de l'église, 3390 Colombières sur Orb 
coordonnées GPS: 
N43.579561°, E3.006638°

 

 

 

 

 

 

 

enluminure3Présentation sommaire: 

Cette église est située au plus haut du village et bordée par le cimetière
Le clocher pavillon à quatre pans coiffe la tour carrée principale. Une cloche et son marteau, sont au sommet du clocher.

enluminure3Style architectural:

Eglise du XVIIème restaurée, avec clef de voûte ( fausses voûtes en briques). Ancien maître-autel polychrome du XVIIIème.

 enluminure3Photos

 

 enluminure3Description générale:

La première trace écrite de Colombières (villa columbaria), avec ses églises de Saint-Pierre et de Sainte-Colombe (Sancta Columba), dûment mentionnées en limites de la villa, date du 1er juillet 957, quand les exécuteurs testamentaires d'un certain 'Golfin' donnent à Saint-Nazaire de Béziers et aux églises de Saint-Pierre et de Sainte-Colombe de 'Colombières', une part de l'alleu du testateur (en l'occurrence des vignes). On pourrait encore pouvoir retrouver références écrites à Colombières en 978, quand Adélaïde de Carcassonne, vicomtesse de Narbonne, dans son premier testament, lègue à son fils Raymond le bourg de Colombières et son église (villa columbaria cum ipsa eclesia Sancti Petri).
Le 26 juillet 1456, dans son testament rédigé en latin, Pierre de Caylus, seigneur de Colombières sur Orb, fixe le lieu de sa sépulture au « cimetière de l’église saint Pierre de Colombières, au tombeau de ses prédécesseurs, qui est devant la porte de l’église.
En avril 1575, Etienne de Caylus demande dans son nouveau testament que son corps soit transporté dans l’église. L’église semble donc avoir subit des transformations. La porte à l’origine, devait se trouver sous l’actuelle tribune, côté presbytère. A l’emplacement du presbytère se trouvait le caveau des seigneurs.
Le 9 juin 1636, l’évêque de Béziers, Clément de Bonzy est reçu par François de Caylus puis par le prieur Jean Durand et établit un procès verbal de visite. Le clocher est voûté, la nef couverte d’une charpente et d’ardoises, mais il y pleut quand même. Les murs ont besoin d’être blanchis et les fenêtres vitrées. Au fond de l’église, une tribune permet, par le moyen d’une échelle, d’arriver au clocher, pourvu d’une cloche. Cette description nous confirme, s’il en était besoin, que l’église du XVIIème siècle est toujours celle que nous connaissons. L’échelle a été remplacée par un petit escalier extérieur en pierres, et la toiture d’ardoises a eu droit, en 1972, à une imitation en matière plastique,
Le 26 février 1639, Aldouce de Peyrusse épouse de Pierre de Caylus, demande à être enterrée dans l’église devant le grand autel où est le tombeau du seigneur de Colombières.
Le 9 novembre 1690, visite pastorale : les réparations demandées n’ont pas été faites. Le 13 octobre 1709, le curé s’installe au château faute de logement convenable. Le 11 mai 1710, des réparations sont effectuées à la maison presbytérale. Le 21 février 1762, réparations à la maison curiale.
Le 3 août 1775, refonte de la grande cloche.
En 1789, réparations du toit de l’église, répétées 3 ans plus tard.
Le 4 mai 1791, vente des biens nationaux dépendant de la cure de Colombières.
30 janvier 1793 on choisit le clocher pour servir de salle de réunion à la Communauté.
Maitre-autel polychrome du XVIIIème. L’église renferme une belle statue en bois, Louis XIV, de la vierge Marie. Les vitraux datent de 1899.
A la tribune se trouve un tableau (2,20m sur 1,85m) d’époque Empire, du Crucifiement.
Le 15 novembre 1843, réparations de l’église : clocher reconstruit et rehaussé. On voit des poutres qui le soutenaient autrefois. Une horloge y est installée en 1885, elle se casse en 1904. En 1887 achat d’une cloche pour l’horloge.
En1917, deux lustres en verroteries d’époque Empire et Louis Philippe pendaient de la voûte. En 1965, ils ont été donnés à un habitant de Colombières, avec des vieux tapis contre don car leur réparation est trop coûteuse. Au XXIème réfection de la toiture.
Une statue représentant Ste Colombe soutenant dans ses mains une colombe, comme symbole de pureté sculptée dans les années 1960 par l'artiste-peintre Pierre Blayac qui résidait dans la commune, alors inspiré par les traits de certaines jeunes filles du village se trouve dans l’église paroissiale, ainsi qu’un reliquaire contenant un morceau d’os de la Sainte et la bannière de Sainte Colombe qui a vécu une curieuse aventure ; emportée en 1944 par des soldats allemands a été restituée, en 2004, à la mairie, par des personnes qui en avaient fait l’acquisition, chez un antiquaire allemand ! Sources : Petit Patrimoine – Wikipédia- Les amis de Sainte Colombe-